la Cie L’orpheline est une épine dans le pied

Créée en 2001, la compagnie l’Orpheline est une épine dans le pied est installée à Marseille. Elle est associée au projet des Bancs Publics, structure de production dédiée à la création contemporaine internationale, résidente de la Friche la Belle de Mai. Julie Kretzschmar est metteur en scène de la compagnie et assure la direction artistique du projet.

Le travail historiquement collectif de l’Orpheline a produit des cycles de créations, à la croisée de la performance, de la musique expérimentale et des arts visuels, totalement détachés du texte dramatique. Puis, en affirmant une identité marquée par l’univers photographique et cinématographique, en construisant des scénographies conçues comme des espaces plastiques et sonores abstraits, la compagnie s’est ensuite structurée autour d’un dialogue étroit avec des auteurs, issus de la francophonie contemporaine.

Depuis 2009, Julie Kretzschmar signe seule la mise en scène. Elle a composé une équipe de création de collaborateurs réguliers, à la lumière, à la scénographie et à la création sonore. Le projet de la compagnie s’est également déployé autour de processus de coopération culturelle internationale.

Le lien à certains auteurs a donné cette dimension internationale tant au sein du processus de création que dans les perspectives de diffusion. Des affinités fortes se sont tissées en Algérie depuis 2007 avec Mustapha Benfodil et Kamel Daoud, et également depuis 2010 dans l’Océan Indien plus précisément dans l’archipel des Comores. Alain Kamal Martial et Salim Hatubou sont les auteurs associés à un cycle inauguré par une première collaboration avec l’auteur Sœuf El Badawi.

Depuis 2015, la compagnie travaille en lien avec les Récréatrâles à Ouagadougou (Burkina Faso). En 2016, Julie Kretzschmar met en lecture Portrait d’une femme arabe qui regarde la mer de Davide Carnevali présenté au festival actOral, notamment interprétés par Frédéric Fisbach et Marion Bottollier. Elle mène à Marseille un projet de création à partir d’ateliers, Sosie(s), avec une dizaine de danseuses originaires des Comores. Deux premières ouvertures publiques ont eu lieu à la Friche la Belle de Mai en décembre 2016.

Julie Kretzschmar : parcours

J.Kretzschmar

A commencé petite à jouer et à inventer des histoires dans un lieu utopique des Cévennes, dans lequel son père et d’autres prenaient le soin de transmettre et de fabriquer de l’imaginaire pour une communauté d’enfants issus de foyers d’accueil et aussi de famille d’artistes connus.

Puis elle s’est formée au Conservatoire d’Art Dramatique de Montpellier et fonde en 2001 la compagnie l’Orpheline est une épine dans le pied, compagnie associée aux Bancs Publics à Marseille. Elle a aussi suivi de longues études juridiques et n’a pas terminé une thèse de doctorat en philosophie du droit.

Elle voyage beaucoup depuis une vingtaine d’années, notamment dans les pays du monde arabe et en Afrique.

Elle travaille à partir de conversations avec des auteurs, plutôt des romanciers que des dramaturges. Elle initie une collaboration avec Mustapha Benfodil, notamment à partir d’une adaptation de son roman Archéologie du chaos (amoureux), qu’elle décline sous plusieurs formes de lectures présentées à Marseille et en Algérie (2010). En 2011, elle créé De mon hublot utérin je te salue humanité et te dis blablabla au théâtre des Salins – Scène Nationale de Martigues. Elle travaille aussi avec Kamel Daoud et Alain Kamal Martial en 2012.

En 2013, à partir d’un adaptation d’un texte du conteur Salim Hatubou, elle crée Kara’ une épopée comorienne avec une équipe artistique de 35 personnes, fruit d’une commande de Marseille Provence 2013 – Capitale Européenne de la Culture.

Contact

Cie L’Orpheline est une épine dans le pied

Friche la Belle de Mai

41 rue Jobin – 13003 Marseille – France

tel. :+33(0)4 91 64 60 00

email : lorpheline { at } lesbancspublics.com

site : cie-lorpheline.com

 

  • Kara' une épopée comorienne
  • 13 &14 juin 2013
  • Parc du Grand Séminaire -13014 Marseille
  • © Didier Nadeau