Photographie

Jours intranquilles – chroniques algériennes d’un retour (1993-2003)

Bruno Boudjelal
  • du 9 au 27 octobre 2013
  • vernissage vendredi 11 octobre à 18h30

Français d’origine algérienne, Bruno Boudjelal découvre l’Algérie des années 90, poussé par la nécessité de rencontrer les terres natales de son père, figure presque inconnue. De ce projet intime qui l’emmène dans un pays en pleine guerre, surgit sa pratique photographique. A la quête identitaire se superpose très vite un regard documentaire. Images prises à la dérobée, floutées, tremblées, regards souvent décadrés, autant d’éléments qui vont progressivement forger un mode et un style photographiques très personnels.

Jours Intranquilles relate dix années d’exploration d’un pays en proie à la violence, la rencontre avec sa famille paternelle mais aussi avec sa propre histoire et sa double culture. Voyages essentiels pour comprendre également la trajectoire d’un père et des tranches de vie tues jusqu’alors. Pour aller «au-delà d’un brouillage du réel», il faudra des années d’allers-retours entre les rives de la Méditerranée, entre l’autobiographie et la photographie.

BRUNO BOUDJELAL / PARCOURS

Né en 1961 à Montreuil. Vit et travaille à Paris et en Afrique.
Français d’origine algérienne, il pratique la photographie comme un mode de vie qui interroge sans cesse sa propre identité et nous confronte à la nôtre.
Lorsque son père décide de retourner en Algérie, il l’accompagne et découvre à la fois un pays, une famille, un monde traversé de violences, des paysages qui lui parlent et des individus avec lesquels il dialogue sans savoir vraiment comment se situer. De là dix années d’exploration très personnelle de l’Algérie, entre carnet de voyage et témoignage, qui vont l’amener à passer du noir et blanc à la couleur, à assumer de plus en plus le fait que son point de vue n’est que subjectif, marqué par son histoire personnelle, mais curieux de mettre en perspective le quotidien et l’Histoire.
Lorsqu’il décide que ce travail en Algérie est terminé, il le structure sous forme d’exposition, de projection et de livre, puis décide de se concentrer sur l’Afrique. Tendu entre deux continents, entre deux cultures, il est simplement généreux et revendique sa capacité à comprendre et à transcrire une complexe problématique entre le Nord et le Sud.
Christian Caujolle

Coproduction Les Bancs Publics – lieu d’expérimentations culturelles et La Friche belle de mai.
Avec le soutien de la DRJSCS PACA.
En partenariat avec Les Ateliers de l‘Image et le studio AZA.