théâtre

Titre provisoire

Chrystèle Khodr et Waël Ali

En résidence du 10 au 23 juin 2017

À Beyrouth, dans l’ancienne maison familiale, une vieille cassette audio est retrouvée dans un tas d’objets « abandonnés ». Elle date de 1976. Ces objets appartiennent à des personnes absentes. Les propriétaires présumés sont partis, fuyant la guerre civile des années 70. Certains sont morts depuis, et personne n’est revenu chercher leurs affaires. La cassette est une « trace » parmi d’autres (chemises, livres, documents, assiettes ou vieilles photos…) au milieu de débris qui n’appartiennent plus à personne.

À la lumière de l’actuelle guerre syrienne, Titre provisoire tente de raconter, autour de l’histoire de l’émigration au Proche-Orient, ce qui reste de ce passage vers l’exil et interroge les traces que les survivants laissent derrière eux.

En réunissant deux artistes syrien et libanais, la pièce crée un champ de regards croisés permettant d’aborder la question de l’immigration comme une histoire partagée, commune aux peuples de la région.

Chrystèle Khodr – auteure et metteure en scène

Née à Beyrouth, Chrystèle Khodr est comédienne, auteure et collaboratrice artistique de la Cie Zoukak. Elle obtient son diplôme d’arts scéniques de l’Institut des Beaux-Arts de Beyrouth et poursuit une formation de théâtre du mouvement à l’Ecole Internationale de Théâtre LASSAAD à Bruxelles – pédagogie Jacques Lecoq.

Elle co-créé le duo Bayt Byout en 2009 qui a été présenté dans divers lieux et festivals entre Beyrouth, Bruxelles et Alexandrie. Un an plus tard, elle écrit et joue son premier solo 2007 ou comment j’ai écrasé mes enveloppes à bulles qu’elle joue à Bruxelles, Beyrouth et dans plusieurs villes du Liban. En 2012 elle écrit et met en scène son deuxième solo Beyrouth Sépia qui sera présenté dans plusieurs festivals internationaux dont Minassa – Plateforme du Théâtre Arabe Contemporain et Sens Interdits à Lyon.

Dans le cadre de son travail avec Zoukak, elle a joué dans les créations collectives suivantes : Lui qui a tout vu (2014), La mort vient par les yeux (2014) et The Battle Scene  (2015). Ces trois créations ont été présentées dans des festivals en Allemagne, au Liban, en Inde, au Rwanda et en Norvège.

Dans le cadre du projet de collaboration entre la Royal Court et le British Council New Writing for Theater , elle écrit la pièce Manuel des petites guerres.

Elle a fait partie de l’équipe dramaturgique du Sundance Mena Lab qui a eu lieu en mai 2016 à Marrakech.

Depuis 2008 Chrystèle dirige des ateliers de théâtre et des interventions sociales avec différents publics à travers le Liban.

Waël Ali – auteur et metteur en scène

Waël Ali est né en Syrie en 1979. Il obtient en 2004 son diplôme de l’Institut supérieurs des arts de la scène de Damas puis son Master en arts du spectacle de l’Université Lumière Lyon II où il rédige actuellement sa thèse de doctorat.

Entre 2003 et 2006, Waël Ali travaille comme dramaturge et intervenant dans le cadre du projet du théâtre interactif en Syrie où il codirige et anime des formations dans plusieurs provinces syriennes.

Pendant cette même période il travaille à Damas comme dramaturge avec le collectif Studio Théâtre, notamment sur le spectacle L’Affiche.

En 2014, il créé la pièce Je ne m’en souviens plus qui a été présenté dans plusieurs festivals et lieux au Liban, en Europe et à Marseille aux Rencontres à l’échelle en 2016.

Waël Ali travaille sur une création avec Francis Guinle basée sur l’épopée populaire Sïrat Baybars sous le titre Baybars, de l’imaginaire des villes, qui a été lue au théâtre l’Echangeur à Paris en janvier 2016.

Depuis 2010, Waël Ali écrit plusieurs textes pour le théâtre et participe à des projets artistiques interdisciplinaires.

Production déléguée : Sens Interdits — Festival international de théâtre

Coproduction: Zoukak Association culturelle et compagnie de théâtre (Liban), Institut Français de Beyrouth (Liban), Les Subsistances, laboratoire international de création artistique (Lyon), Festival Les Rencontres à l’échelle — Les Bancs Publics (Marseille)

Avec le soutien de Mophradat, de l’AFAC (The Arab Fund for Arts et Culture), Ettijahat et le Goethe-Institut.

Accueil en résidence : Studio Zoukak (Beyrouth), Les Subsistances, laboratoire international de création artistique (Lyon), Le Théâtre des Asphodèles (Lyon), Le Tandem, Scène Nationale (Arras), Festival Les Rencontres à l’échelle — Les Bancs Publics (Marseille).